La rupture d’une période d’essai

Avant toute chose, si vous voulez tout comprendre sur la période d’essai, consultez notre dernier article. METTRE LIEN VERS ARTICLE PE PART 1 (une fois qu’il sera publié le 21)

Aujourd’hui, Kavalry vous explique tout sur la rupture d’une période d’essai.

La rupture d’une période d’essai à l’initiative de l’employeur

Pendant la période d’essai, le contrat de travail peut être rompu librement par l’employeur. Pour se faire, il doit prévenir le salarié selon un délai dit de prévenance. Le tableau ci-dessous vous indique la durée de ce dernier en fonction de la durée de présence du salarié dans l’entreprise.

Durée de présence du salariéDélai de prévenance
< 8 jours24 heures
8 jours < X < 1 mois48 heures
1 mois < X < 3 mois15 jours
> 3 mois1 mois

Sans respect de ce délai, la période d’essai (renouvellement inclus), ne peut pas être prolongée. De plus, l’employeur doit verser une indemnité compensatrice au salarié, sauf si le salarié a commis une faute grave.

Cette indemnité est égale au montant des salaires et avantages que le salarié aurait perçus s’il avait travaillé jusqu’au terme du délai de prévenance dû (indemnité compensatrice de congés payés comprise).

A la fin du délai de prévenance, l’employeur doit remettre les documents de fin de contrat (solde tout compte, certificat de travail, attestation pôle emploi).

Retrouvez un modèle de lettre de rupture de la période d’essai : ici.

L’allocation chômage

Si c’est l’employeur qui est à l’initiative de la rupture de la période d’essai, alors le salarié se trouve dans une situation où il est privé involontairement d’emploi.

Dans ce cas :

  • Si la rupture de la période d’essai a lieu avant l’expiration d’un délai de 65 jours ouvrés suivant la date de l’embauche : le salarié ne bénéficie pas de l’allocation de retour à l’emploi. Sauf s’il a travaillé au moins 3 ans auparavant sans aucune interruption.
  • Si la rupture de la période d’essai a lieu après l’expiration des 65 jours ouvrés suivant la date de l’embauche : ****le salarié bénéficie des allocations chômages, et ce même s’il avait démissionné de son précédent emploi.

Si le formalisme est léger en terme de rupture de la PE, il est néanmoins nécessaire de rester vigilant sur les motifs de rupture. Pour un motif disciplinaire, l’employeur doit plutôt s’orienter vers un licenciement disciplinaire. La jurisprudence est formelle : le motif économique, ou d’actualité comme le Coronavirus ne peuvent pas être invoqués et exposent à des poursuites judiciaires. Le seul motif valable reste celui lié aux compétences du salarié à occuper son poste.

La rupture d’une période d’essai à l’initiative de l’employé

Pendant la période d’essai, le contrat de travail peut être rompu librement par le salarié. Il devra prévenir son employeur selon un délai dit de prévenance. Vous pouvez vous référer au tableau ci-dessous.

Durée de présence du salariéDurée de présence du salarié
< 8 jours24 heures
> 8 jours48 heures

L’allocation chômage

Lorsqu’elle est à l’initiative du salarié, la rupture de la période d’essai s’apparente à une démission. Ainsi, elle ne donne pas droit à l’allocation chômage, sauf exceptions.

En effet, le salarié peut avoir droit aux allocations chômage si sa démission est reconnue comme une démission légitime, comme par exemple :

déménagement professionnel rupture période d'essai

Le salarié suit son conjoint qui déménage pour un motif professionnel

pascer rupture légitime démission

Le salarié se marie ou se pacse ce qui le conduit à déménager

violences conjugales démission légitime

Le salarié déménage en raison de violences conjugales

période essai rupture légitime

Le salarié démissionne dans les 65 jours qui suivent son embauche, alors qu’il a été licencié d’un précédent emploi, sans avoir été inscrit à Pôle emploi entre temps

La période d’essai, comment ça marche ?

La période d’essai est réglementée par le Code du travail, il est important de tout comprendre sur ces règles.

Qu’est-ce que la période d’essai ?

Selon l’article L1221-20 du Code du travail, la période d’essai permet, d’un côté, à l’employeur d’évaluer les compétences du salarié pour le poste. Et de l’autre, cela permet au salarié de juger si les fonctions occupées lui conviennent.

La période d’essai n’est pas obligatoire mais si l’employeur souhaite l’appliquer elle doit être prévue dans le contrat de travail, de même pour son possible renouvellement.

En outre, le contrat de travail fixe la rémunération versée durant la période d’essai.

La période d’essai débute obligatoirement au premier jour de l’exécution du contrat de travail (date de début de contrat indiqué dans les premiers articles du contrat).

Le décompte se fait en jours calendaires (samedi et dimanche inclus). Ce dernier est effectué de la même manière pour les salariés à temps plein et ceux à temps partiel.

À la fin de la période d’essai ou du renouvellement de cette dernière, et en l’absence de rupture anticipée, la relation de travail se poursuit automatiquement.

En cas d’évolution de poste lié à une promotion, par exemple, il n’est pas possible pour l’employeur de demander au salarié d’effectuer une nouvelle période d’essai.

Le renouvellement de la période d’essai

Il doit être indiqué au salarié par un courrier à lui faire signer.

Vous pouvez télécharger un modèle de lettre de renouvellement de période d’essai : ici.

Si ce courrier n’est pas signé, le salarié est automatiquement considéré par la loi comme titulaire de son poste à l’issu de la date de fin de sa première période d’essai. Ainsi, si l’employeur souhaite mettre fin au contrat il devra le faire selon les procédures classiques (licenciement ou rupture conventionnelle).

La durée pour un CDI

Pour les employés, la durée maximale légale est de 2 mois. Celle-ci est renouvelable une fois, donc 4 mois maximum.

Pour les agents de maîtrise ou techniciens, la durée maximale légale est de 3 mois renouvelable une fois, soit 6 mois maximum

Pour les cadres, la durée maximale légale est de 4 mois renouvelable une fois soit 8 mois maximum.

Petit rappel : le calcul de la date se fait en jours calendaires.

La durée pour un CDD

Pour les CDD, la durée est fixée en fonction de la durée du contrat. Il en va de même pour les contrats de professionnalisation et d’apprentissage.

  • Pour les CDD de 6 mois maximum

Elle est calculée à raison d’un jour par semaine, sans pouvoir dépasser 2 semaines (sauf convention collective ou usage prévoyant une durée inférieure). Ici aussi, le calcul de la date se fait en jours calendaires.

  • Pour les CDD supérieur à 6 mois

La durée de la période d’essai est fixée à 1 mois (sauf convention collective ou usage prévoyant une durée inférieure).

Les congés

Quand le salarié pose des jours de congés pendant sa période d’essai, cette dernière est décalée d’autant de jours. Le décompte est effectué en jours calendaires. Par exemple, si un salarié pose son absence du vendredi au lundi (inclus), 4 jours qui seront comptés, et non 2 jours.

De plus, pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, la Cour de Cassation a précisé que cette règle valait également pour les congés imposés par l’employeur.

De même, cette règle vient s’appliquer pour les arrêts maladie. Elle ne fonctionne pas pour les jours de repos compensatoires.

Après un stage, une alternance, un CDD

Lorsqu’un salarié occupe le même poste que lors de son stage, alternance ou CDD, la durée du précédent contrat est déduite de la durée de sa période d’essai.

Pour un salarié qui occupe un poste autre que celui qu’il a occupé lors de son stage, alternance ou CDD, la moitié de la durée du précédent contrat sera déduite.

Néanmoins, si l’embauche intervient plus de trois mois après le stage, l’alternance ou le CDD, le salarié ne bénéficie d’aucune réduction de la durée de la période d’essai et sera donc traité comme la loi l’indique pour les autres salariés.

Si vous êtes dirigeants et voulez en savoir plus sur le fonds de solidarité pour les TPE, indépendants et micro-entrepreneurs, cet article est fait pour vous.

Comment mieux gérer sa trésorerie ?

La gestion de la trésorerie est le nerf de la guerre pour toutes les entreprises peu importe leur taille. C’est l’une des premières cause de fermeture des startups. Il est alors nécessaire de réfléchir aux solutions à mettre en oeuvre pour améliorer sa gestion des liquidités. Voici une liste de nos conseils pour gérer la trésorerie de votre entreprise de manière efficace !


Établir des prévisions

Un plan de trésorerie prend la forme d’un tableau vous permettant d’inventorier l’ensemble des flux de trésorerie présents et futurs de votre activité pour en tirer des conclusions, et vous permettre de prendre des mesures adaptées si nécessaire. Vous pourrez mettre à jour votre budget prévisionnel de façon quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou trimestrielle, selon le rythme et le volume de votre activité. Voici les données que vous pourrez y faire figurer :

  • Votre chiffre d’affaires
  • Votre marge
  • Le volume des ventes
  • La durée du cycle de ventes
  • Le délai de rotation des stocks
  • La TVA
  • Les achats de fournitures
  • Les charges externes (loyers, frais de transport, etc.)
  • Les frais de personnel

Ces données pourront être comparées avec les objectifs que vous vous fixez.


Réduire les délais de paiements de vos clients

Dans de nombreuses industries, il est courant d’avoir des retards dans les comptes débiteurs et créditeurs. Le délai entre la prestation des services et la réception du paiement peut peser lourdement sur les flux de trésorerie et réduire le fonds de roulement disponible, ce qui est loin d’être optimal pour les jeunes entreprises.

Selon le marché dans lequel une entreprise évolue et ses considérations financières, il est possible d’aborder ce problème de différentes manières. Une de ces manières consiste à simplement facturer les clients dès qu’un travail est terminé et à demander un paiement rapide. Pour renforcer cette stratégie, vous pouvez offrir des rabais à ceux qui paient leur facture dans un court laps de temps, par exemple une semaine ou 10 jours ouvrables. Cette initiative peut motiver les clients et réduire le délai qui entraîne une diminution des liquidités disponibles pour votre entreprise. Vous pouvez aussi faire appel à Kavalry qui s’occupera pour vous de relancer vos impayés avec un impact positif direct pour votre trésorerie !


Prioriser vos dépenses

Établissez la priorité de vos dépenses dès le départ, et bannissez celles qui sont pour le moment superflues. Pour limiter les frais généraux, n’hésitez pas à faire évoluer votre activité. Ainsi, vous pouvez chercher des prestations (internet, assurance ou encore RH et financiers avec Kavalry) présentant un meilleur rapport qualité-prix. Évaluez vos retours sur investissements : si certains de vos postes de dépenses n’ont pas vraiment de raison d’être, ils pourront être limités ou supprimés.


Négocier des délais de paiement fournisseur

Si vous faire payer le plus rapidement possible par vos clients est important, parvenir à négocier des délais avec vos propres fournisseurs peut aussi vous aider à optimiser la trésorerie de votre entreprise.

En effet, si vous devez payer tous ces fournisseurs avant de recevoir l’argent de vos ventes, il est fort possible que votre trésorerie soit mise à mal. L’idéal est donc de faire en sorte que vous ayez à payer vos fournisseurs après avoir reçu l’argent de vos ventes. Attention, il faut éviter de trop tirer sur la corde, sous peine de voir toute tentative de négociation échouer. 

Le but est plutôt de jouer la carte de la concurrence. Affirmez à votre fournisseur que vous avez une préférence pour lui, mais que la concurrence vous propose des délais plus avantageux par exemple. Si vous êtes partenaires de longue date et que votre demande n’est pas complètement utopiste, vous avez de bonnes chances pour qu’il finisse par “s’aligner” sur vos attentes.


Utiliser la technologie

L’utilisation d’outils numériques peut permettre des gains de productivité, soit des économies pour votre trésorerie. Certains logiciels vous donne accès à un tableau de bord permettant d’effectuer un suivi détaillé des flux financiers dans le cadre de votre activité. Ces outils vous permettront aussi de produire devis et factures. Par ailleurs, certaines tâches peuvent être automatisées : rappels de paiement des factures, alertes si votre trésorerie s’approche de la « zone rouge », etc. C’est là qu’intervient Fleet. Nous avons donc posé quelques questions à Alexandre Berriche, CEO de Fleet. Voilà un résumé de la solution qu’il a élaboré avec son équipe.

Fleet propose de louer aux entreprises des ordinateurs haut de gamme au lieu de les acheter. Elle accompagne la croissance des entreprises de toute taille en simplifiant l’accès, la gestion de leur parc informatique. Fleet propose des options et des formules variées adaptées à chaque client grâce à leur expertise. Optimiser la gestion de votre entreprise, simplifier l’onboarding et l’offboarding de vos employés, voilà leur promesse. Votre cockpit vous permet de piloter les machines tout au long de leur cycle de vie et de gagner du temps dans la gestion du parc.

Plus de 200 start-ups ont fait confiance à Fleet comme DEEPSIGHT, My Job Glasses, Monbanquet.fr, The Bradery, Beamy.io ou encore Ada. Les avantages de la location sont nombreux : votre parc informatique ne vieillit pas, le service de dépannage est réactif et vous avez droit à une garantie et une assurance.

Fleet propose une gamme d’ordinateurs de la marque Apple, très adapté à l’utilisation en entreprise. Enfin, en choisissant Fleet, vous faites un geste pour l’environnement car tous les ordinateurs sont reconditionnés. 

Vous êtes séduits ? Rendez vous sur leur site pour remplir un formulaire, ensuite Fleet s’occupe de tout.

#nefaitespluscavalierseul

L’expertise chez Kavalry : illustration chiffrée

Chez Kavalry, nous mettons souvent en avant notre expertise. Mais comme nous le savons, une image vaut mieux que mille mots. Cette infographie vous permettra d’avoir une idée de ce que nous sommes capable de faire. Les missions RH et finance n’ont pas de secret pour nous, et nous tenons à vous montrer cela aujourd’hui.

expertise Kavalry RH finance
expertise RH finance facturation
expertise Kavalry outils automatisation

Vous pouvez en savoir plus sur le K-Movement ici ou encore découvrir qui sont les Kavalières en vidéo.

Les débuts prometteurs d’Alexia chez Kavalry

Alexia a rejoint nos rangs depuis un petit moment et souhaite revenir sur son arrivée chez Kavalry.


Le K-movement : un savant mélange entre théorie et pratique

Dès mon arrivée, j’ai pu suivre le K-movement, une formation interne très développée et en constante amélioration. J’étais en autonomie mais toujours entourée pour avoir de bons conseils. Durant cette formation, j’ai eu des sessions de travail avec des Kavalières, toujours patientes et motivées. C’est une formation en continue, chaque jour on apprend un peu plus, par soi-même et grâce aux connaissances des autres Kavalières.


La vie en rouge

J’ai directement accroché avec la culture de l’entreprise, nous sommes plongés dès le départ dans l’univers Kavalry. Toute la team Kavalry est pleine d’ambition et se donne les moyens de réaliser de grandes choses. L’organisation interne est top, tout est clair, détaillé et structuré.

La team Kavalry me fait confiance, et j’ai tous les outils et les moyens en mains pour donner le meilleur de moi-même afin de répondre au mieux aux besoins des clients.


Une cohésion d’équipe au quotidien

La team Kavalry est pleine de diversité, nous venons d’horizons différents et chacun a des expériences variées. Selon moi, c’est une grande force pour l’équipe ! En effet, chacun a des domaines de prédilections et peut transmettre ses connaissances aux autres. Chaque membre de la team Kavalry est toujours présent pour donner un coup de main. Les clients n’ont pas une personne mais toute une équipe prête à en découdre pour répondre à leurs besoins RH et financiers.

Par exemple, trois fois par semaine, nous partageons tous ensemble de nouvelles exceptions, tips ou encore des process que nous avons rencontrés en traitant une mission. Nous tirons beaucoup de ces échanges, et ça nous permet de gagner du temps au quotidien pour être toujours plus rapides.

Un autre aspect positif, c’est l’ambiance Kavalry. Un esprit d’équipe très présent et la rigueur que nous mettons dans notre travail.


Vous pouvez également retrouver Alexia dans notre première vidéo sur les Kavalières.

team Kavalry vidéo

Le fonds de solidarité pour les TPE, indépendants et micro-entrepreneurs

L’Etat a mis en place différentes mesures de soutien aux entreprises faces à la crise sanitaire du Covid-19. Ces mesures changent au fil des mois et il est facile de s’y perdre ! Kavalry vous aide à comprendre tout cela pour que vous soyez serein au quotidien. Après le crédit d’IS et le crédit de TVA, c’est au tour du fonds de solidarité.

Au mois de juin 2020, le fonds de solidarité était reconduit pour tout le monde. Cependant, seuls les secteurs les plus touchés par la crise auront droit à la prolongation jusqu’au 31 décembre 2020.

Liste des secteurs aux page 5 & 6.


Les conditions d’éligibilité 

La prolongation est réservée aux TPE, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales. 

Il faut avoir fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public selon l’article 8 du décret du 23 mars 2020. 

Désormais ouvert si les entreprises ont 10 salariés au plus (Décret n°2020-757 du 20 juin 2020). Et jusqu’à 20 salariés pour les entreprises appartenant à un secteur d’activité prioritaire.

Il faut également avoir subi une perte de chiffre d’affaires d’au moins 80% entre le 15 mars 2020 et le 15 mai 2020 par rapport à la même période de l’année précédente ou, si elles le souhaitent, par rapport au chiffre d’affaires mensuel moyen de l’année 2019 ramené sur deux mois.

Le chiffre d’affaires annuel doit être inférieur à 1 million d’euros. Concernant les entreprises appartenant à un secteur d’activité prioritaire, ce seuil est fixé à deux millions d’euros.

Enfin , l’entreprise doit avoir un bénéfice annuel imposable inférieur à 60 000 €.


Le type d’aide

Premièrement, une aide versée par la DGFiP d’un montant égal à la perte déclarée de chiffre d’affaires en mars, avril et mai 2020, dans la limite de 1 500 €.

Les entreprises bénéficiaires de ce premier volet peuvent recevoir une aide complémentaire. Cette dernière s’élève à un montant compris entre 2 000 € et 10 000 €, selon le décret n° 2020-757 du 20 juin 2020. 

Pour cette aide complémentaire, l’entreprise doit remplir différentes conditions :

  • Les actifs disponibles de l’entreprise ne lui permettent pas de régler ses dettes exigibles à trente jours et le montant de ses charges fixes, y compris les loyers commerciaux ou professionnels, dus au titre des mois de mars, avril et mai 2020.
  • L’entreprise s’est vu refuser un prêt de trésorerie, d’un montant raisonnable, par sa banque.
  • L’entreprise doit avoir au moins un salarié ou avoir fait l’objet d’une interdiction d’accueil du public entre le 1er mars 2020 et le 11 mai 2020 et a un chiffre d’affaires constaté, lors du dernier exercice clos, supérieur ou égal à 8 000 €. 
    • Pour les entreprises n’ayant pas encore clos d’exercice, le chiffre d’affaires mensuel moyen sur la période comprise entre la date de création de l’entreprise et le 29 février 2020 doit être supérieur ou égal à 667 €. 
    • Pour les entreprises créées après le 1er mars 2020, le chiffre d’affaires réalisé jusqu’au 15 mars 2020 et ramené sur un mois doit être supérieur ou égal à 667 €.

L’instruction et le versement de ce deuxième volet du fonds de solidarité sont réalisés par les régions. 

Des aides complémentaires seront attribuées aux entreprises bénéficiaires de l’aide au titre du second volet du fonds ayant déposé leur demande avant le 15 août 2020. Pour cela, il est nécessaire que les entreprises soient domiciliées dans une collectivité ou établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre contributeur du fonds de solidarité. Le montant de l’aide, défini par la collectivité ou l’établissement contributeur, peut être de 500, 1 000, 1 500, 2 000, 2 500 ou 3 000 €. L’ensemble des entreprises domiciliées sur le territoire d’une collectivité ou de l’établissement contributeur recevra cette aide forfaitaire d’un montant identique.


Les démarches

Tout d’abord, il faut faire sa demande auprès de la DGFIP via le site impots.gouv.fr.

La DGFiP effectuera des contrôles de premier niveau et versera rapidement l’aide au demandeur. Après le versement de l’aide, il est possible que la DGFiP effectue des contrôles de second niveau.

Concernant le second volet de l’aide, il faut suivre une démarche spécifique.

Depuis le 15 avril 2020, l’entreprise peut se rendre sur une plateforme ouverte par la région dans laquelle elle exerce son activité. Attention, cette aide ne peut être demandée qu’une seule fois.

Afin que les services de la région puissent examiner la demande, l’entreprise doit joindre :

prêt bancaire covid-19

Une description succincte de sa situation, accompagnée d’un plan de trésorerie à trente jours.

banque prêt garanti Etat

Le nom de la banque dont l’entreprise est cliente et qui lui a refusé un prêt de trésorerie d’un montant raisonnable.

montant prêt crise fonds de solidarité

Le montant du prêt demandé et son contact dans la banque.

Si toutes les conditions sont respectées, l’aide sera versée par la DGFiP.


Si voulez en savoir plus à propos des prêts garantis par l’Etat, cliquez ici.

La crise du Covid-19 : le crédit d’IS et le crédit TVA

Le Covid-19 a bouleversé beaucoup d’activités en France. L’Etat a mis en place différentes mesures de soutien aux entreprises afin d’aider ces dernières à traverser cette crise sanitaire. Mais ces mesures évoluent au gré des décrets et il est parfois difficile de rester à jour. Chez Kavalry, nous traitons des missions RH et financières au quotidien, nous suivons donc l’actualité de près. Aujourd’hui, nous vous en disons plus sur deux types de crédit !


La possibilité de bénéficier d’un remboursement accéléré

Les sociétés qui bénéficient d’un ou plusieurs crédits d’impôt restituables en 2020 peuvent, dès maintenant, demander le remboursement du solde de la créance disponible, après imputation le cas échéant sur leur impôt sur les sociétés dû au titre de l’exercice 2019, sans attendre le dépôt de la déclaration de résultat (« liasse fiscale »). 

Tous les crédits d’impôt restituables en 2020 suivent ce dispositif, y compris le CICE et le CIR (pour la partie dont le remboursement arrive à échéance cette année).

Le formulaire demande de remboursement de crédit d’impôt

Retrouvez le : ici


Les remboursements de crédit de TVA

Afin d’obtenir un remboursement de crédit de TVA, l’entreprise doit effectuer sa demande par voie dématérialisée. Soit directement depuis son espace professionnel, soit par l’intermédiaire de son comptable.

Les demandes de remboursement de crédit de TVA seront traitées rapidement par les services de la DGFiP, au vu du contexte de la crise du COVID-19.

La remise d’impôts directs

En cas de difficultés de paiement liées au virus, le comptable public peut vous octroyer un plan de règlement afin d’étaler ou reporter le paiement de votre dette fiscale.

Si ce plan ne résout pas les difficultés, vous pouvez solliciter, dans les situations les plus difficiles, une remise des impôts directs (impôt sur les bénéfices, contribution économique territoriale, par exemple).

Un examen individualisé des demandes, tenant compte de la situation et des difficultés financières des entreprises, est mis en place pour déterminer si vous êtes éligible à ces mesures gracieuses.

Le formulaire de demande de remise d’impôts direct

Retrouvez le : ici.


Si vous voulez en savoir plus sur les autres crédits, les différents reports (Urssaf, échéances fiscales, loyers & factures), cliquez ici.

report crédit mesures soutien entreprise

Le Covid-19 a aussi eu un impact sur les arrêts maladie, nous vous décrivons toute l’actualité ici.

L’indemnisation des arrêts maladie : comment ça marche ?

Aujourd’hui, Kavalry vous explique tout ce qu’il faut savoir sur l’indemnisation des arrêts maladie. Nos Kavalières sont des spécialistes des sujets RH (et financiers of course) et n’hésitent pas à partager leurs connaissances.

En règle générale, un salarié en arrêt de travail pour maladie ou accident bénéficie de deux types d’indemnisations :

  • l’une versée par la Sécurité sociale (IJSS : Indemnités Journalières de Sécurité sociale)
  • l’autre versée par l’employeur (maintien de salaire)

Les IJSS

Les IJSS, sont versées par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) afin de compenser la perte de salaire durant l’arrêt de travail.

Les IJSS sont versées après un délai de carence de 3 jours, soit à compter du 4ème jour d’absence pour maladie ordinaire. Il faut partir des salaires bruts des 3 mois précédents la date du dernier jour travaillé pour calculer les IJSS. Elles sont versées tous les 14 jours en moyenne.

Mais les IJSS sont plafonnées, c’est là que rentre en jeu la partie versée par l’employeur.


Le maintien de salaire par l’employeur

Vous l’aurez compris, le maintien employeur est le deuxième acteur de l’indemnisation des arrêts maladie. L’employeur va ainsi intervenir en complément des IJSS, en versant un pourcentage prédéfini du salaire du salarié absent.

Comment définir le maintien employeur ? Il y a différentes possibilités : soit par accord d’entreprise ou de convention collective, soit par la loi. Attention, l’employeur doit appliquer le dispositif le plus favorable pour ses salariés.

Pour que le salarié puisse bénéficier de ce maintien employeur, en règle générale, il faut répondre à plusieurs conditions :

Le maintien employeur est versé après le délai de carence de 7 jours soit à compter du 8ème jour d’absence pour maladie ordinaire.

Il existe des conditions différentes pour le maintien employeur des ETAM, ainsi que pour les ingénieurs et les cadres.

Le minimum légal du maintien employeur suit les conditions suivantes :

  • Pendant les 30 premiers jours d’arrêt de travail : maintien à 90 % de la rémunération brute.
  • Pendant les 30 jours d’arrêt suivants, les 2/3 (66,66 %) de la rémunération brute.

Lorsque le salarié justifie d’une ancienneté dans l’entreprise supérieure à l’ancienneté minimale d’un an exigée, les durées de versement de ces indemnités peuvent être majorées. Selon les conditions suivantes :

durées maximum de versement des indemnités  
indemnisation

Le principe de subrogation pour les IJSS

L’indemnisation des arrêts maladie comprend un mécanisme spécial pour la partie des indemnités journalières dues au salarié par l’Assurance maladie.

La subrogation est un mode de gestion, décidé uniquement par l’employeur, qui consiste à percevoir et reverser les IJSS pour le compte du salarié.

Ainsi le salarié n’est plus tributaire des délais de la CPAM (Caisse primaire d’assurances maladie) pour le versement de ses indemnités.

Aucune règle n’est imposée à l’employeur, il décide d’adopter ou non le mécanisme de subrogation.

Deux conditions sont nécessaires pour appliquer le mécanisme cette subrogation :

Si aucune de ces conditions n’est remplie, l’employeur doit avoir l’accord du salarié pour appliquer la subrogation.


La crise sanitaire a entrainé quelques changements dans la règlementation concernant les indemnisations des arrêts maladie. Pas de panique, Kavalry vous explique tout en détail.

5 tips pour une meilleure productivité

1. Rester concentré : la gestion du temps

Nos smartphones ont souvent un rôle à jouer dans notre manque de productivité. Nous connaissons tous ce fameux check “rapide” d’une notification, qui se transforme en un scroll infini de la totalité de nos applications.

Si les méthodes basiques, se déconnecter de vos applications, enlever les notifications ou encore éloigner votre téléphone, ne suffisent pas, écoutez nos conseils. Tout d’abord, StayFocusd est une application qui optimise votre productivité en limitant votre temps passé sur certains sites. Vous pouvez choisir les sites, le temps de blocage, la fréquence, et bien d’autres options.

De même, Forest est une super application qui vous permet de choisir une durée pendant laquelle vous voulez rester concentré. Vous plantez une graine, qui se transforme en arbre plus le temps passe. Attention, si vous sortez de l’application : votre graine ne poussera pas et votre arbre peut mourir. Travaillez dur et vous aurez une belle forêt et également des points. Au bout de 2500 points, vous pourrez planter un vrai arbre grâce à l’association Trees for the Future. Une bonne action pour votre travail et pour la planète !

Il existe une multitude d’options : Freedom, AntiSocial, Space, Flipd, etc.


2. Des outils collaboratifs pour gérer vos projets

Nous avons déjà tous fait des To Do List, mais lorsque l’équipe s’agrandit, il faut s’organiser autrement. Ainsi, vous pouvez avoir recours à un outil collaboratif afin de gérer au mieux vos projets.

Différents outils permettent d’avoir une vision globale du projet, tout en suivant scrupuleusement le détail de chacune des missions. Vous connaissez sûrement Trello, un outil collaboratif très userfriendly. Vous pouvez même installer l’extension Pomello, qui vous permettra de transformer chaque carte Trello en une tâche de 25 minutes (technique Pomodoro). Et tout cela, avec toujours comme objectif final une meilleure productivité.

D’autres outils : Any.do, Wrike, monday.com, Freedcamp, Asana, Bambam! ou encore Tree.io.


3. Marre de faire mot de passe oublié ?

gestionnaire de mots de passe

Les gestionnaires de mots de passe, un indispensable. A titre perso comme à titre pro c’est une perte de temps injustifiable !

Avec un gestionnaire de mots de passe, sécurisez des données comme vos mots de passe, votre numéro de carte bleue ou encore des notes. Ainsi, vous n’aurez à retenir qu’un seul mot de passe. Vous pouvez le rendre très complexe et changer régulièrement. Petit plus, vous pouvez partager vos accès (nom d’utilisateur et mot de passe) à des collaborateurs sans pour autant leur dévoiler ces données.

Les solutions sont nombreuses, en voici quelques unes : 1password, Dashlane, Keepass, Last pass, Keeper, ou encore Roboform.

Profitez bien du temps gagné !


4. La signature électronique

signature électronique

Beaucoup d’entre vous sont déjà des initiés, mais si ce n’est pas le cas, passez à la signature électronique ! Vous gagnerez du temps, des % de closing (sur vos deals et vos candidats) tout en faisant un geste pour la planète. Un des tips les plus simples mais qui est nécessaire si vous voulez améliorer votre productivité.

De nombreuses solutions existent comme HelloSign, Yousign, Universign, Adobe Sign, Get Accept, Docusign et la liste n’est pas exhaustive ! On vous le promet ces quelques euros investis seront rentabilisés x100 !


5. Marre de réécrire les mêmes phrases encore et encore ?

Ici, nous vous parlons raccourcis et template. Il vous suffit d’automatiser les passages de vos mails qui sont toujours les mêmes. Par exemple, la présentation de votre produit, les messages promotionnels ou encore un message récurrent aux mêmes périodes de l’année. Ainsi, il ne vous reste plus qu’à vous concentrer sur la personnalisation des parties qui comptent vraiment, comme les propositions commerciales sur mesure par exemple.

Il existe une multitude de solutions comme Gorgias (une extension Chrome), Google Canned responses (un outil intégré à Gmail), ou bien simplement dans votre CRM en natif si vous en avez un (par exemple, Hubspot dispose de modèles). Même des mails en brouillon ou un Google Doc / Word à disposition avec vos modèles feront l’affaire !


Alors, si vous aussi vous voulez être aussi rapide que Kavalry, appliquez nos tips ! Vous faire gagner du temps est notre objectif, nous ne sommes pas les seuls à le dire, promis.

Arrêts maladie : les cas particuliers pendant la période du Covid-19.

La crise sanitaire a entrainé quelques changements dans la règlementation concernant les indemnisations des arrêts maladie. Pas de panique, Kavalry vous explique tout en détail.

Tout d’abord, l’employé, qu’il ait contracté le coronavirus ou non, est considéré comme une personne atteinte d’une maladie ordinaire et se mettant en arrêt.

Attention, il faut que la cause soit non-professionnelle. Sinon, il peut s’agir d’une maladie ou d’un accident quelles que soient leurs causes.

Les mesures concernant les indemnités journalières maladie

Pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire, le Gouvernement a supprimé le délai de carence IJSS applicable aux arrêts maladies pour toute personne atteinte d’une maladie ordinaire (qu’il s’agisse du coronavirus ou non).

Cette mesure s’applique à tous les arrêts maladie qui débutent à compter du 24 mars 2020 et jusqu’à la fin décrétée de l’état d’urgence sanitaire, soit jusqu’au 10 juillet 2020.

Les mesures concernant le maintien employeur

Le délai de carence

Le Gouvernement a supprimé le délai de carence, sous les conditions suivantes :

  • Si l’arrêt de travail ordinaire a commencé avant le 12 mars 2020 et n’est plus en cours au 12 mars : alors délai de carence de 7 jours.
  • Si l’arrêt de travail ordinaire a commencé entre le 12 et le 23 mars 2020 : alors à compter du 12 mars et jusqu’au 24 mars un délai de carence de 3 jours s’applique.
  • Si l’arrêt de travail ordinaire a commencé à partir du 24 mars 2020 :  jusqu’au 10 juillet, aucun délai de carence ne s’applique.

La condition d’ancienneté

Le Gouvernement a supprimé la condition d’ancienneté pour avoir accès au maintien employeur, sous les conditions suivantes :

  • Si l’arrêt de travail ordinaire a commencé avant le 12 mars, mais n’est plus en cours au 12 mars : alors la condition d’un an d’ancienneté s’applique
  • Si l’arrêt de travail ordinaire a commencé avant le 12 mars 2020 et est toujours en cours au 12 mars : alors à compter du 12 mars 2020 et jusqu’au 31 décembre 2020 la condition d’ancienneté pour avoir accès au maintien employeur est supprimée.
  • Si l’arrêt de travail ordinaire a commencé à compter du 12 mars 2020 ou après : alors à compter du 12 mars 2020 et jusqu’au 31 décembre 2020 la condition d’ancienneté pour avoir accès au maintien employeur est supprimée.

Une modification des dispositions applicables : durée maximale d’indemnisation sur 12 mois glissants

Légalement, si le salarié a déjà bénéficié d’une ou plusieurs périodes d’indemnisation pour maladie par l’employeur dans les 12 mois précédents, la durée de versement est déduite du nombre de jours déjà indemnisés.

  • Si l’arrêt maladie ordinaire a commencé avant le 12 mars 2020, mais n’est plus en cours au 12 mars : alors application des dispositions “classiques” (on prend les 12 mois précédents pour voir si le salarié a encore des jours dans son compteur indemnisation).
  • Si l’arrêt maladie ordinaire a commencé avant le 12 mars 2020 et est toujours en cours au 12 mars : alors à compter du 12 mars et jusqu’au 10 juillet il ne sera plus pris en compte dans le compteur d’indemnisation sur les 12 mois précédents. C’est-à-dire que le compteur se remet à 0 au 12 mars et jusqu’au 10 juillet.
  • Si l’arrêt maladie ordinaire a commencé à partir entre le 12 mars et le 10 juillet : alors à compter de la date posée (12 mars minimum) et jusqu’au 10 juillet il ne sera plus pris en compte dans le compteur d’indemnisation sur les 12 mois précédents. C’est-à-dire que le compteur se remet à 0, et ce depuis la date de début (12 mars minimum) et jusqu’au 10 juillet.
  • Si l’arrêt maladie ordinaire a commencé postérieurement au 10 juillet : alors à compter du 11 juillet, et ce jusqu’à une durée indéterminée, on ne prendra pas en compte dans le compteur les durées indemnisées entre le 12 mars et le 10 juillet. Pour ces absences, “l’ancien compteur” sera pris en compte, c’est-à-dire que les 12 derniers mois seront pris mais on retirera les jours maintenus entre le 12 mars et le 10 juillet.

Et aujourd’hui, quid du coronavirus pour les arrêts maladie ?

Un salarié malade identifié ou non coronavirus :

  • IJSS avec délai de carence de 3 jours depuis le 11/07/2020.
  • Maintien employeur avec délai de carence de 7 jours depuis le 11/07/2020 mais sans condition d’ancienneté d’un an.

Un salarié non malade mais isolé pour cas de contact avec une personne contaminée :

  • IJSS sans délai de carence jusqu’au 10/10/2020. (On ne prend pas en compte la durée maximum d’indemnisation des 360 indemnités journalières sur 3 ans jusqu’au 10/10/2020).
  • Maintien employeur sans délai de carence jusqu’au 10/10/2020. Et sans la condition d’ancienneté d’un an jusqu’au 31/10/2020.

Retrouvez d’autres articles utiles dans notre blog, comme notre dernier article sur le Kashboard ou bien nos vidéos explicatives !