Retour vers un “nouveau” modèle économique ?

Sommes-nous en route vers un nouveau modèle économique ?

Ces dernières années, les levées de fonds font les gros titres des journaux, et sont presque devenues un gage de réussite.

Pour autant, qu’en est-il des entreprises qui choisissent d’autofinancer leurs investissements et leur développement ?

Il existe en effet des milliers d’histoires de réussite glamour de startups accélérant leur croissance grâce à la collecte de fonds. Dans le même temps, il y a encore plus de scénarios de collecte de fonds avec des résultats peu glorieux.

On remarque qu’il y a une certaine stigmatisation liée à l’autofinancement. Pouvant se résumer à une phrase prononcée régulièrement “si vous ne levez pas, vous ne décollerez pas”.

Vous pouvez vite être “accusé” d’excès de prudence ou de défaut d’ambition si vous ne faites pas appel au capital-risque pour faire croître l’entreprise de manière rapide. En effet, c’est exactement le piège qui a trompé de nombreux entrepreneurs pour qu’ils fassent appel à plus d’argent que nécessaire et mettent leur entreprise en danger (dépenses excessives sans résultat). Cette course à la “supercroissance” se fait très souvent au détriment de la rentabilité.


L'auto financement vs la levée de fonds - un changement de la tendance suite à la crise actuelle ?

De l’autre côté, l’autofinancement peut être choisi (ou subi) comme stratégie de survie jusqu’à atteindre un chiffre d’affaires important, et seulement alors, aller chercher un financement. Non seulement il est plus facile de convaincre les investisseurs des revenus et du modèle commercial de son entreprise, car les entrepreneurs ont des dossiers solides avec des chiffres historiques à l’appui, mais ils peuvent également avoir plus d’options sur le choix de leur(s) partenaire(s) financier(s).

De plus, les entrepreneurs, qui agissent instinctivement pour sauver leur entreprise, sont extrêmement rapides lorsqu’il faut modifier leur modèle commercial, pivoter ou prendre une décision structurante, pour réussir à être rentable et poursuivre l’aventure.

Le contrôle absolu : certains dirigeants préfèrent la gestion en bon père de famille et réinvestir les bénéfices. Ils ne veulent pas perdre leur autonomie.

L’autofinancement vous donne un contrôle complet de votre entreprise et de son orientation stratégique. Vous pouvez expérimenter, échouer rapidement, et recommencer.

Pas de board ou de personnes qui vous demandent de rendre des comptes. Vous n’aurez pas besoin de travailler sur des business plan à 5 ans et des feuilles de calcul à chaque fois pour convaincre un conseil d’administration.

Vous pouvez plutôt passer ce temps à agir. Avec l’autofinancement, vous vous concentrez entièrement sur le produit et son succès.

Une bonne gestion avant tout !

Protéger sa trésorerie pour conserver une capacité à s’autofinancer peut être salvateur dans bien des cas et la situation liée au Covid-19 prouve plus que jamais que Cash is King.

Cela passe notamment par :

  • bien suivre son portefeuille clients (facturation & relance des impayés)
  • avoir une bonne gestion de la relation avec ses fournisseurs
  • etre à jour dans l’administratif des ressources humaines (paie, obligations légales, mesures gouvernementales…)

Une bonne gestion avant tout va vous permettre d'avancer sereinement, peu importe votre modèle économique

Une bonne gestion administrative et des bon processus sont plus que jamais indispensables pour permettre aux dirigeants d’avoir les bons KPIs et une vision précise de leur trésorerie pour une bonne prise de décision.

Lorsque les marchés sont difficiles comme aujourd’hui avec la crise sanitaire que nous connaissons, pour réunir des fonds, même les entreprises méritantes peuvent trouver l’exercice de la levée des fonds très difficile.

L’autofinancement peut être un bon choix pour naviguer à travers ces moments difficiles avec vos propres fonds et une bonne gestion, en attendant une éventuelle collecte de fonds plus tard, lorsque le marché du financement redeviendra propice à le faire.

#nefaitespluscavalierseul

FNE / Lingueo

En cette période particulière, profitez-en pour former vos salariés et vous préparer afin d'être encore plus fort pour la reprise !

En cette période particulière où plus de 11 millions de salariés sont en chômage partiel, le FNE (Fonds National de l’emploi), a mis en place des mesures et débloqué un budget pour former les salariés en activité partielle.

Beaucoup de DRH trouvent le dispositif complexe, et il l’est parfois en fonction de votre interlocuteur : Direccte régionale, OPCO, CCI… Nous avons travaillé avec Lingueo, spécialiste des cours particuliers de langues en ligne, sur un cas pratique.

Les conventions FNE-Formation ont pour objet la mise en œuvre de mesures de formation professionnelle, afin de faciliter la continuité de l’activité des salariés face aux transformations consécutives aux mutations économique, et de favoriser leur adaptation à de nouveaux emplois en cas de changements professionnels dus à l’évolution technique ou à la modification des conditions de production.


Sous réserve du respects de certaines conditions, vous pouvez obtenir un financement jusqu'à 100% de la formation pour vos salariés !

Pour pouvoir bénéficier de ce dispositif :

  • Tous les secteurs sont éligibles, et tous les salariés (sauf les alternants)
  • La durée de la formation ne doit pas excéder le nombre d’heures en activité partielle
  • Les actions éligibles sont celles mentionnées à l’article L.6313-1 et celles permettant d’obtenir une des qualifications mentionnées à l’article L. 6314-1 du code du travail. Il peut s’agir d’un titre ou diplôme à finalité professionnelle inscrit au répertoire national des certifications professionnelles, d’une qualification reconnue dans les classifications d’une convention collective nationale de branche ou d’un certificat de qualification professionnelle.
  • Pour que la formation soit financée à 100%, il faut qu’elle soit terminée par le salarié. Adaptez la durée de formation à ses disponibilités & à la durée de son chômage partiel. Exception, si le salarié reprend le travail avant la fin du mois de mai sa formation est tout de même financée à 100% ! ⇒ Les actions de formation éligibles peuvent se dérouler à distance.

Pour les entreprises, c’est une incitation financière/opportunité sans précédent ! Non seulement ils n’ont plus à payer pour la formation, mais le système leur permet de se conformer à l’obligation légale de former le personnel.

Chez Kavalry nous l’avons mis en place pour 100% de nos salariés en chômage partiel (soit 1 :-)). Lorsque nous l’avons proposé à notre salariée, elle était très contente de pouvoir bénéficier de cours d’anglais de Lingueo pour se maintenir à niveau.

Maintenant que les directives & procédures sont claires et nous sommes rodés, après avoir testé pour nous, nous le proposons à tous nos clients qui souhaitent profiter de la période pour faire grandir leurs équipes.


Offrez à vos salarié des formations pour vous permettre de revenir encore plus fort suite à cette crise !

Comment concrètement le mettre en place dans votre entreprise ?

  • Valider en interne le type de formation que vous jugez utile pour vos salariés
  • Obtenir l’accord des salarié pour le suivi de la formation. Attention, gardez bien en tête que vos employés doivent être bénévoles. Leur contrat de travail ayant été suspendu, leur consentement écrit est requis. Certains OPCO le demandent pour fournir la validation de la demande de subvention. Lingueo a créé un système informatique qui aide ses clients à recueillir rapidement les preuves de la volonté du salarié de rejoindre action de formation.
  • Obtention du devis et planning de formation . La formation est prise en charge par l’Opco ou la Direccte à hauteur de 1500€ TTC par salarié. Pour des formations dont le coût serait supérieur, un courrier justifiant ce choix devra accompagner votre demande
  • Si votre interlocuteur est un OPCO vous devez déposer la demande via le portail de l’OPCO habituellement réservé pour les demandes de formation, avec les différents documents nécessaires.
  • Si votre interlocuteur est la Direccte vous pouvez envoyer un simple email de demande comprenant le devis et programme, accord de recours à l’activité partielle, un RIB. Ils ne vous est pas demandé de preuve d’accord des salariés.
  • Les instructions étant accélérées, vous recevrez une réponse dans les 24H à 48H (moyenne observée sur les dossiers que nous avons pu valider les derniers jours).
  • Une fois le dossier accepté, vous pouvez mettre en relation l’organisme de formation avec les salariés concernés
  • Certaines OPCO proposent de la Subrogation de paiement : lorsque la formation sera terminée, c’est l’OPCO qui règlera directement la formation auprès de l’organisme.

Et voilà, vos salariés se forment et deviendront plus forts pour reprendre leur activité !

#nefaitespluscavalierseul